about
Margarita Wenzel creates spatial installations that function as platforms for collective listening and shared memory. Born in East Berlin in 1989 and raised in Iran, she draws on her experience of cultural liminality to examine how stories are told, translated, and forgotten.
Her work brings together sonic, sculptural, and documentary strategies to form what she describes as “relational ensembles”—immersive environments where multiple voices, media, and narratives intertwine without imposed hierarchy.
Grounded in a fundamental skepticism toward linear and hegemonic forms of narration, Wenzel’s practice proposes decentralized modes of encounter. Her installations operate as dispositifs that invite collaborative participation, where the act of sharing experience becomes at once political, poetic, and open-ended.
Trained at the Bauhaus University Weimar, the Minneapolis College of Art and Design, and Burg Giebichenstein University of Art and Design, where she was awarded the distinction of Meisterschülerin, Wenzel has also taught drawing and object-based practices. Her work has been presented in institutions and festivals across Germany, France, Belgium, and Turkey, and has received both public and private support, including a recent residency at the Fondation Fiminco (Paris).
Wenzel lives and works between Berlin and Paris.
Nominated by:
Julia PETIT
Selected work:
About All Dimensions
Social media:
Website:
www.margarita-wenzel.com
CV
EDUCATION
2019–2020
Meisterschülerin (Master Class Distinction)
Prof. Julia Kröpelin
Burg Giebichenstein University of Art and Design, Halle (Saale), Germany
2013–2018
Diploma in Textile Art / Drawing & Object (summa cum laude)
Prof. Ulrich Reimkasten, Prof. Caroline Achaintre
Burg Giebichenstein University of Art and Design, Halle (Saale), Germany
2012
International Study Program
Minneapolis College of Art & Design, Minneapolis, USA
2010–2013
Intermediate Diploma
Bauhaus Essentials Award 2012/2013
Bauhaus University Weimar, Germany
GRANTS & RESIDENCIES
2026
Working Grant, Saxony Cultural Foundation
2024–2025
“Fabrique” Residency, Fondation Fiminco, Paris, France
2024
Project Grant, Saxony Cultural Foundation
Exhibition Support Grant, Karin and Uwe Hollweg Foundation
2022–2023
Working Grant, Leipzig Cultural Office
2022
Project Support, NEUSTART KULTUR Special Funding
2021–2022
Working Grant, Saxony-Anhalt Art Foundation
2020–2021
Graduate Grant, State of Saxony-Anhalt
PROFESSIONAL ACTIVITIES
Teaching / Academic
2025
Workshop Instructor, DAAD International Program
Sorbonne University, Paris, France
2024–2025
Teaching Position, Drawing & Object
Burg Giebichenstein University of Art and Design, Halle, Germany
2021–2022
Workshop Instructor, Moritzburg Museum of Art
Saxony-Anhalt Cultural Foundation, Halle, Germany
Teaching / Collaboration
2025
Installation Supervisor, Spatial Sound Festival, MONOM, Berlin
2024
International Exchange Project: Collectively Crossing: Affiliation Bridges
KV Leipzig / BOARC Liverpool, UK
2023–2025
Board Member, KV Leipzig – Association for Contemporary Art, Leipzig
EXHIBITIONS
Solo Exhibitions
2025
Two Ears, Three Voices, WerkStadt e.V., Berlin, Germany
2024
Shine Bright Like, a&o Kunsthalle, Leipzig, Germany
2021
Lichtspiel/-theater, BHROX, Berlin, Germany
2020
kadragen, VIKA e.V., Halle, Germany
2019
Aufeinanderbezogensein, Chambre, Halle, Germany
Selected Group Exhibitions
2025
Habiter la Faille, Fondation Fiminco, Paris, France
Made Anywhere (2), Paris, France
Decentralised Creativity and Agential Systems in Music, Orpheus Institute, Ghent, Belgium
Negotiated Intelligence, The Wrong Biennale (Digital)
2024
Urbane Stille, 48H Neukölln Festival, Berlin, Germany
Memento, Mahalla Festival, Istanbul, Turkey
2023
Tender Points, Haunt, Berlin, Germany
On Singularities and Common Grounds, KV Leipzig, Leipzig, Germany
Local Stories, Saxony-Anhalt Art Foundation, Halle, Germany
2022
Einschnitt: Art in Architecture, Naumburg Cathedral (UNESCO World Heritage), Germany
2021
graduiert ≈ präsentiert, Galerie Burg at Volkspark, Halle, Germany
Solum. On Soils and Earth Horizons, Burg Media Center, Halle, Germany
2020
Latent Space, Spinnerei Complex, Leipzig, Germany
Stillstand. Eine Ausstellung auf Zeit, BLECH e.V., Halle, Germany
2019
Parcours. Art Diplomas, Galerie Burg at Volkspark, Halle, Germany
Binding and Difference, Galerie Willi-Sitte, Merseburg, Germany
PUBLICATIONS
Exhibition Catalogues
2024
Wenzel, M.: Shine Bright Like. Exhibition catalogue, a&o Kunsthalle, Leipzig, Germany
2022
Wenzel, M.: “Quasi-Objects” in Solum. Exhibition catalogue, Sustain Lab, Burg Giebichenstein University of Art and Design, Halle, Germany
2020
Wenzel, M.: “Aufeinanderbezogensein” in Chambre #1–7. Exhibition catalogue, Prof. Julia Kröpelin, Burg Giebichenstein University of Art and Design, Halle, Germany
Book Chapters
2021
Wenzel, C. / Wenzel, M.: “Im Rundgang: Von Positionen, Anblicken und Gegenblicken,” in Roth, U. & Gilly, A. (Eds.)
Eva L’Hoest (Liège, 1991, Belgique – vit et travaille à Bruxelles ) explore les façons dont toutes les natures d’images mentales, en particulier le souvenir et la réminiscence, trouvent à se re–matérialiser dans une forme technologique. Elle poursuit avant tout l’exploration de la mémoire et de son infime et étrange réalité subsistante. Pièces après pièces, l’artiste s’approprie les technologies de son contemporain pour révéler à la fois leur nature de prothèses d’appréhension du monde et leur potentiel en tant que médium artistique.
Son travail a été récemment présenté à la quinzième Biennale de Lyon, Lyon (France) curaté par le Palais de Tokyo, la Triennale Okayama Art Summit 2019 “IF THE SNAKE” curaté par Pierre Huyghe, Okayama (Japon), « Suspended time, Extended space » Casino Luxembourg (Benelux), « Fluo Noir » (BIP2018, Liege, BE), « WHSS » (Melange, Koln, DE), Mémoires (ADGY Culture Development Co. LtD., Bejing, CH), Trouble Water (Szczecin Museum, Szczecin, PL), « Now Belgium Now» (LLS358, Antwerp, BE), « Chimera : Marcel Berlanger, Djos Janssens et Eva L’Hoest» (Meetfactory, Prague, CZ), « Marres currents #3:Sighseeing » (Maastricht, NL).
Ses films ont été programmés récemment sous la forme d’une performance à la dernière édition du IFFR à Rotterdam, ImagesPassage à Annecy, le MACRo Museum à Rome, les Rencontres Internationales Paris–Berlin en 2018 ainsi que le Visite Film Festival à Anvers.
Mélodie Mousset (*1981, Abu Dhabi, vit à Zurich) utilise son propre corps pour cartographier, indexer et narrer un « soi » qui semble en métamorphose permanente, lui échappant dès qu’elle cherche à en prendre possession. Elle s’intéresse aux processus d’individuation biologiques, techniques, culturels, individuels et collectifs qui forment le corps. Ces questions anthropologiques et philosophiques prennent forme dans des vidéos, sculptures, installations, performances ou de la réalité virtuelle.
Dans le film Intra Aura Mélodie Mousset entreprend une recherche intense et de longue durée pour approfondir cet intérêt pour le corps, son intériorité phsychique et organique. Elle s’approprie des technologies de visualisation médicales (IRM, impression 3D), les met en rapport avec des rites chamaniques des « curanderos » Mazatèques qu’elle rencontre au cours d’un voyage au Mexique et les combine avec un travail plastique et filmographique.
Avec HanaHana, Mélodie Mousset prolonge cet intérêt pour une narration onirique, une curiosité pour la perméabilité des limites corporelles et un détournement artistique des technologies de pointe. En empruntant la forme du jeu interactif et collaboratif, cette œuvre de réalité virtuelle constitue un environnement fantastique immersif. Chacun.e peut générer des formes et laisser des traces de son passage dans ce désert habité par des sculptures archaïques où fleurissent des mains humaines de toutes tailles et couleurs. Les joueuses et joueurs peuvent se téléporter et multiplier leurs corps à l’extérieur d’eux mêmes et, en version connectée, interagir avec des joueurs qui se trouvent à d’autres endroits. L’espace d’exposition devient ainsi un espace partagé, à la frontière de l’intime et du public, virtuel tout autant que réel.
La combinaison de la musique envoûtante avec l’audio interactif, généré en temps réel par les activités et gestes des joueuses et des joueurs, est également une composante essentielle de cet environnement multi-sensoriel. Dernièrement, Mélodie Mousset fouille particulièrement l’aspect interactif et musical de la réalité virtuelle et cherche à développer un nouveau langage de programmation et d’expérience musicale.
La pratique de Mélodie Mousset s’inscrit profondément dans l’expérience d’un monde contemporain déroutant, défini par ce contraste entre le numérique et le corporel. Avec ses œuvres nous sommes amenés à nous questionner comment se positionnent, dans cet environnement de plus en plus dirigé par les technologies numériques, les corps humains physiques, réels, opaques, vivants, remplis d’organes, porteurs d’une intériorité mentale et psychique, avec des recoins riches d’imagination. Comme le dit l’écrivain et vidéaste américaine Chris Kraus : « Mousset’s associative process is so rich. She fully believes in her own imagination and the logical or alogical digressions that shape an inner life. » (424 mots)
– Claire Hoffmann
Justine Emard (née en 1987) explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.En associant les différents médiums de l’image – photographie, vidéo, réalité virtuelle et performance -, elle situe son travail dans un flux entre la robotique, les neurosciences, la vie organique et
l’intelligence artificielle.
De la création d’un dialogue entre un robot androïde et une psychologue (Erika, film de recherche,2016), à la matérialisation de rêves en impressions 3D (Dance Me Deep, 2020), en passant par une performance avec un moine bouddhiste (Heavy Requiem, 2019), ses œuvres tissent de nouveaux récits, issus d’interactions humains-machines et de l’incarnation de données. Dans Co(AI)xistence (2017), elle met en scène une première rencontre entre deux formes de vies différentes : un danseur/acteur, Mirai Moriyama, et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka).
Grâce à un système d’apprentissage profond, l’IA apprend de l’humain, comme l’humain apprend de la machine, pour tenter de définir de nouvelles perspectives de coexistence. Une esquisse des possibilités du futur apparaît dans Soul Shift (2019) et Symbiotic Rituals (2019), lorsque différentes générations de robots commencent à se reconnaître. Leur apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination. Le Japon, que l’artiste a découvert en 2012 et où elle continue de se rendre régulièrement, a sensiblement marqué son travail. Au cours de ses multiples séjours, elle a exploré les connexions entre sa pratique des nouveaux médias et la philosophie japonaise ; en particulier le shintoïsme, qui confère un caractère sacré à la nature. Cette pensée animiste, encore vivace à l’époque des technologies connectées, affleure dans Exovisions (2017), une installation composée de pierres, de bois pétrifiés, d’argile prise dans la roche et d’une application de réalité augmentée. Depuis 2016, elle élabore sa série photographique La Naissance des Robots (2016-2020), dans la perspective anthropologique de l’évolution humaine, entre archéologie du futur et robotique androïde. Depuis 2011, elle montre son travail lors d’expositions personnelles en France, Corée du Sud, Japon, Canada, Colombie, Suède et Italie. Elle participe également à des expositions collectives : 7ème Biennale internationale d’Art Contemporain de Moscou, NRW Forum (Düsseldorf), National Museum of Singapore (Singapour), Moscow Museum of Modern Art (Moscou), Institut Itaú Cultural (São Paulo), Cinémathèque Québécoise (Montréal), Irish Museum of Modern Art (Dublin), Mori Art Museum (Tokyo), Barbican Center (Londres).