juan le parc

Fragile

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a propos

Biographie

Juan Le Parc consacre son travail à la sculpture digitale en 3D, à la réalité́ virtuelle et au machinima. Entre art et science, il interroge sur le statut du vivant, sur la modification du concept de beauté́, sur la politique du sexe.
Né en 1960 à Paris, Juan Le Parc travaille depuis plusieurs années sur les formes de représentation du corps humain en associant dans sa démarche les pratiques artistiques et scientifiques. En reprenant les modifications corporelles, il crée des univers plastiques remplis d’êtres hybrides, chimériques sortis d’imaginaires mythiques. Il déploie une tératologie artistique basée sur une esthétique de la monstruosité́ qui lui permet de disséquer les contradictions idéologiques qui sou tendent les discours univoques sur la perfection du corps humain contemporain.

Il tente d’apporter une alternative à la procréation médicalement assisté en proposant une procréation assisté par l’imaginaire, s’inspirant des mythes de fécondité́ et des rites érotiques.
Il est cofondateur du « Laboratoire des Arts Cognitifs » et de la compagnie de théâtre d’intervention urbaine « Conspiration Publique » avec laquelle il crée des spectacles multimédias étranges sur le corps humain et ses modifications corporelles et psychiques tels que Chaosmose ou Suspension Cube.
Il travaille régulièrement avec des institutions médicales et scientifiques sur des projets ayant train aux problématiques de l’art et la science.
Il organise le projet « Rencontre aux sommets des deux mondes », une expédition artistique en haute montagne.

Crystal flottant de Juan Le Parc
Vegetaline de Juan Le Parc

Il fonde avec Reed013, ARTCLONE, premier Institut de beauté génétique.
La série « Kajiroa » Soumission à l’autorité́, s’interroge sur la statuaire de la soumission à travers des positions corporelles et comportementales emblématique. Là où le corps s’envisage comme territoire de résistance aux prédations idéologiques et commerciales.

Il conçoit et réalise « Labyrinthus », le musée virtuel de Julio Le Parc ainsi que plusieurs œuvres digitales.
Il travaille actuellement sur « Rituels intimes/ Architectures corporelles » projet hybride entre céramique, intelligence artificielle et réalité virtuelle.

Nominé par:
Maurice BENAYOUN

Oeuvre choisie:
Fragile

CV

Réalisations

Je suis un artiste multimédia qui est né et habite à Paris depuis les années soixante. Mes parents d’origine argentine sont venus s’installer en France à la fin des années cinquante pour continuer leurs études artistiques. Très jeune, je fus initié, par mes parents, aux joies de la création et du monde de l’art. Après des études à l’École d’Art d’Environnement et de Communication à Cergy Pontoise, j’entrepris plusieurs voyages formateurs autour du monde. A mon retour, j’entrepris d’établir des liens créatifs entre l’art, la science et la technologie.

Le point de départ de mes recherches est le corps humain contemporain et l’étude de ses transformations, mutations, hybridations de caractère biologique, génétique, culturelle ou politique.
Au début des années quatre-vingt, je fis parti de la première génération d’artistes à avoir accès aux ordinateurs personnels et à les concevoir comme des outils de création. L’enjeu étant d’inventer des nouveaux langages multimédias. Je m’intéressais en particulier aux outils de création en 3D, a la modélisation, a la sculpture digitale et aux simulations interactives. Par la suite, je réalisais plusieurs projets, comme par exemple « Shoot the Icon », « Raw Memory », « Meat Temple » ou « Fragile ».

Grâce à ces différentes expériences, en 2016, j’ai rapidement décidé d’acquérir un casque de réalité virtuel et commencer à créer des mondes immersifs aux multiples possibilités.
Ces mondes virtuels, par essence dématérialisés, nous incite à changer notre regard sur les choses de l’art. Nous passons d’un registre ou l’œuvre d’art est considéré comme un objet, a celui où elle est considérée comme une expérience immersive. Le rôle de l’artiste ne serait plus de créer et d’échanger que des objets matériels, mais aussi de proposer et d’échanger des expériences sensorielles intenses.
Il est intéressant de remarquer que c’est le même outil qui sert à la création et à la présentation du travail.

Dans un premier temps je crée mes sculptures, mes environnements, mes musiques avec le casque de VR et les manettes. Mon corps est physiquement engagé dans le processus créatif. Il est au centre de l’intrigue artistique. Je saute, je cours, je danse et en quelques minutes, je suis en sueur comme un sculpteur face à son bloc de marbre ou un peintre face à sa toile immense.
Ensuite, le moyen de présentation est aussi le même dispositif. Il permet à l’utilisateur d’appréhender un autre niveau de réalité, de temps et d’espace. Il permet de réfléchir à une vision plurielle des réalités. Le cerveau a tendance à valider cette nouvelle réalité qui s’offre à nous. Par exemple dans « Fragile », il y a une scène ou des avions tournent autour d’un personnage. Beaucoup de gens, en étant surpris par l’arrivé d’un avion, on un réflexe pavlovien et ce protège le visage avec leur bras.  Les implications neurosensorielles de ces expériences immersives sont encore à découvrir.  Les champs de recherche sonT immense, non seulement pour l’art, mais aussi dans beaucoup d’autres domaines de l’activité humaine.

Le projet « Fragile » est une tentative hybride.  C’est une expérience de théâtre virtuel, visuel, de situation, en immersion. Le spectateur est immergé au cœur de l’intrigue dramatique. Il évolue au milieu d’un univers et de personnages à échelle humaine, en porcelaine bleu et rouge.

C’est une parabole sur la fragilité humaine face aux technologies de prédation du monde contemporain. Sur la fragilité des sentiments, des concepts, des idéologies, des théories… Cet univers de porcelaine représente un aspect de la condition humaine : Fragile à l’extérieur, résistant à l’intérieur.

oeuvres

Travail artistique

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Travail artistique