a propos
Artiste-chercheuse diplômée de l’ENSP Arles et doctorante au Fresnoy en collaboration avec l’UQAM. Son travail multidisciplinaire (photographie, vidéo, installation) explore les relations entre l’homme, la technologie et l’environnement à l’ère de l’Anthropocène.
À travers des œuvres comme The World ou Sphère 3, elle imagine des écosystèmes spéculatifs et questionne la durabilité de nos sociétés.
CV
Exhibitions (sélection)
2026
– Écologie instable : Entre organes potentiels et formes de vie latentes, commissaire Alizée Armet, Ada X Centre d’art numérique, Montréal, Canada (en juin 2026)
– Morphogenèse – Tout est interaction, commissaire Pascale Pronnier, Théâtre Nanterre- Amandiers, Nanterre (Paris), France
– Under the Cyber Eyes (The Wrong Returns), commissaire Shuyi Gao, Londres, Royaume-Uni
2025
– Simultanéité, commissaire Dirk Snauwaert, Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains, Tourcoing, France
– LE RENDEZ-VOUS, Jeune création Franco-Chinoise, commissaire Yong Zhou, Tianfu Image Art Center, Chengdu, Chine
– Projection Sphère (2025), < MTL > CONNECTE, Printemps numérique, Montréal, Canada
2024
– Biennale NOVA_XX, le témoin de Vittoria Matarrese, commissaire Stéphanie Pécourt, CentreWallonieBruxelles, Paris, France
– Environmental themed program, commissaire Gioula & Olga Papadopoulou, Open-air Water Power Museum, Dimitsana, Grèce
– Paysage rêvé / Paysage révélé, Jeune création Franco-Chinoise, commissaire Amel Nafti et Mathieu Mercier, Winland Center, Hangzhou, Chine
– Regart! Édition 2024, commissaire eunice bélidor, Montréal, Canada
– Setup!-CYE Mobile Exhibition, commissaire Ya Wang, Mingyuan Museum, Shanghai, Chine
2023
– Panorama 25, commissaire Chris Dercon, Le Fresnoy Studio national des arts contemporains, France
– Fata Morgana, Carte blanche, Institut pour la photographie en collaboration avec Le Fresnoy, Lille, France
– Untitled Source Touth Art Festival, commissaire Estelle Huang, Pékin, Chine
– Video Art Miden in collaboration with Re:Think GAIA Festival 2023, Kalamata, Grèce
– Les Humains 3.0, Prix AOYF de Fondation AOYF, commissaire Danaé Panchaud, Centre de la photographie Genève, Suisse
– City Digital Skin Art, 2e édition, Hangzhou, Chine
2022
– Par Hasard, Été indiens, Galerie d’ENSP, commissaire Audrey Illouz, Arles, France
– WIP, les Rencontres d’Arles, Arles, France
2021
– Une petite robe de fête, Galerie Régala/Galerie Bouche à Bouche, commissaire Iris Millot, Arles, France
2020
– RE:VUE online exhibition, Dortmund Photography University, Exposition collective, www.revue-photo.net, Dortmund, Allemagne
Prix
– Lauréate de Prix Installation Panorama 27, Les amies du Fresnoy, France
– Lauréate, le soutien de la production en 2024, La Collection d’Entreprise Neuflize OBC, France
– Finaliste, 14e édition Talents Contemporains, Fondation François Schneider, France
– Finaliste, 6e édition Prix de la photographie des droits de l’homme, Fondation AOYF, Suisse
Bourse
– Le soutien de la production, La Collection d’Entreprise Neuflize OBC, France
– Bourse du doctorat du Fresnoy – Studio national des arts contemporains, France
– Bourse de soutien universel au doctorat, Canada
Rencontres et Conférences (sélection)
2024
– ELEKTRA, Biennale internationale d’art numérique 2024, organisé par OFQJ, Montréal, Canada
2023
– l’École d’après l’école, l’association B.A.O, KANAL – Centre Pompidou, Bruxelles, Belgique
– Plat(e)form, Fotomuseum, Winterthur, Suisse
– Conférence en ligne avec Untitled Source Touth Art Festival, Pékin, Chine
– Interview avec Bertrand Tappolet de Le Temps, Suisse
– Interview d‘exposition Les Humains 3.0 présenté par Dadaé Panchaud et Christopher Fabian au Centre de la photographie Genève, Suisse
2021
– Hi! AI, conférence Asset Digital Transformation, Pékin, Chine
Press (sélection)
2026
– Art numérique : 20 artistes à suivre en 2026, Fisheye Immersive, France
– Morphogenèse, le Fresnoy au mieux de ses formes, Libération, France
– Morphogenèse – Tout est interaction, Fisheye, France
2025
– Prix Installation de Panorama 27, Projet.media, France
– Art in progress : Sphère 3 : Île et insulation, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, France
– Finaliste de 14e édition Talents Contemporains, Fondation François Schneider, France
2024
– Biennale NOVA_XX 2024, Centre Wallonie Bruxelles de Paris, France
– La Minute Lucie: Yue Cheng, The World, Centre Wallonie Bruxelles de Paris, France
2023
– CYE x Yue CHENG: Mémoire, histoire et symbole, une réflexion sur la modernité dans la ville, Mingyuan Museum, Chine
– Carte Blanche à Yue CHENG, Institut pour la Photographie, France
– Panorama 25, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, France
– 100 Artist Feature, TOF Collective
– Panorama 25 : les artistes du Fresnoy posent un regard neuf sur la création numérique,
– Voir les droits humains à l’ère numérique, Tribune de Genève, Suisse
– Finalistes du 6ème Prix AOYF de photographie, 9 Lives Magazine
2022
– Artiste et Photographe Yue CHENG, CHITP FOTD-VIDEO DIGITAL MAGAZINE, Chine
2021
– Article October 6, Magazine Aint-Bad, les États-Unis
2020
– RE:VUE photographic studies #9, Fachhochschule Dortmund, University of Applied Sciences and Arts
Éducation artistique
2022 – 2025
– Doctorante en recherche-création, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains-
Université du Québec à Montréal
2018 – 2022
– Master, l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, Arles, France
– Programme d’échange Erasmus, à l’option Sculpture et Photographie, l’École nationale
supérieure des arts visuels de La Cambre, Bruxelles, Belgique
– Licence Design Communication Visuelle, Université de Canton, Guangzhou, Chine
Séminaire et Workshop (sélection)
2026
– Professeure invitée, Séminaire-Workshop: Asian Ecological Cinema, Charte des ateliers
artistiques, Sciences Po, Le Havre, France
– Professeure invitée, Séminaire-Workshop: Pictorial Ecologies, Charte des ateliers
artistiques, Sciences Po, Le Havre, France
2025
– Enseignante, workshops de Photographie, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, Tourcoing, France.
2024
– Assistante, Problématiques sociologiques contemporaines – Crise climatique : concepts et affects contemporains, Département de doctorat en études et pratiques des arts (Ph. D.), Université du Québec à Montréal.
Eva L’Hoest (Liège, 1991, Belgique – vit et travaille à Bruxelles ) explore les façons dont toutes les natures d’images mentales, en particulier le souvenir et la réminiscence, trouvent à se re–matérialiser dans une forme technologique. Elle poursuit avant tout l’exploration de la mémoire et de son infime et étrange réalité subsistante. Pièces après pièces, l’artiste s’approprie les technologies de son contemporain pour révéler à la fois leur nature de prothèses d’appréhension du monde et leur potentiel en tant que médium artistique.
Son travail a été récemment présenté à la quinzième Biennale de Lyon, Lyon (France) curaté par le Palais de Tokyo, la Triennale Okayama Art Summit 2019 “IF THE SNAKE” curaté par Pierre Huyghe, Okayama (Japon), « Suspended time, Extended space » Casino Luxembourg (Benelux), « Fluo Noir » (BIP2018, Liege, BE), « WHSS » (Melange, Koln, DE), Mémoires (ADGY Culture Development Co. LtD., Bejing, CH), Trouble Water (Szczecin Museum, Szczecin, PL), « Now Belgium Now» (LLS358, Antwerp, BE), « Chimera : Marcel Berlanger, Djos Janssens et Eva L’Hoest» (Meetfactory, Prague, CZ), « Marres currents #3:Sighseeing » (Maastricht, NL).
Ses films ont été programmés récemment sous la forme d’une performance à la dernière édition du IFFR à Rotterdam, ImagesPassage à Annecy, le MACRo Museum à Rome, les Rencontres Internationales Paris–Berlin en 2018 ainsi que le Visite Film Festival à Anvers.
Mélodie Mousset (*1981, Abu Dhabi, vit à Zurich) utilise son propre corps pour cartographier, indexer et narrer un « soi » qui semble en métamorphose permanente, lui échappant dès qu’elle cherche à en prendre possession. Elle s’intéresse aux processus d’individuation biologiques, techniques, culturels, individuels et collectifs qui forment le corps. Ces questions anthropologiques et philosophiques prennent forme dans des vidéos, sculptures, installations, performances ou de la réalité virtuelle.
Dans le film Intra Aura Mélodie Mousset entreprend une recherche intense et de longue durée pour approfondir cet intérêt pour le corps, son intériorité phsychique et organique. Elle s’approprie des technologies de visualisation médicales (IRM, impression 3D), les met en rapport avec des rites chamaniques des « curanderos » Mazatèques qu’elle rencontre au cours d’un voyage au Mexique et les combine avec un travail plastique et filmographique.
Avec HanaHana, Mélodie Mousset prolonge cet intérêt pour une narration onirique, une curiosité pour la perméabilité des limites corporelles et un détournement artistique des technologies de pointe. En empruntant la forme du jeu interactif et collaboratif, cette œuvre de réalité virtuelle constitue un environnement fantastique immersif. Chacun.e peut générer des formes et laisser des traces de son passage dans ce désert habité par des sculptures archaïques où fleurissent des mains humaines de toutes tailles et couleurs. Les joueuses et joueurs peuvent se téléporter et multiplier leurs corps à l’extérieur d’eux mêmes et, en version connectée, interagir avec des joueurs qui se trouvent à d’autres endroits. L’espace d’exposition devient ainsi un espace partagé, à la frontière de l’intime et du public, virtuel tout autant que réel.
La combinaison de la musique envoûtante avec l’audio interactif, généré en temps réel par les activités et gestes des joueuses et des joueurs, est également une composante essentielle de cet environnement multi-sensoriel. Dernièrement, Mélodie Mousset fouille particulièrement l’aspect interactif et musical de la réalité virtuelle et cherche à développer un nouveau langage de programmation et d’expérience musicale.
La pratique de Mélodie Mousset s’inscrit profondément dans l’expérience d’un monde contemporain déroutant, défini par ce contraste entre le numérique et le corporel. Avec ses œuvres nous sommes amenés à nous questionner comment se positionnent, dans cet environnement de plus en plus dirigé par les technologies numériques, les corps humains physiques, réels, opaques, vivants, remplis d’organes, porteurs d’une intériorité mentale et psychique, avec des recoins riches d’imagination. Comme le dit l’écrivain et vidéaste américaine Chris Kraus : « Mousset’s associative process is so rich. She fully believes in her own imagination and the logical or alogical digressions that shape an inner life. » (424 mots)
– Claire Hoffmann
Justine Emard (née en 1987) explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.En associant les différents médiums de l’image – photographie, vidéo, réalité virtuelle et performance -, elle situe son travail dans un flux entre la robotique, les neurosciences, la vie organique et
l’intelligence artificielle.
De la création d’un dialogue entre un robot androïde et une psychologue (Erika, film de recherche,2016), à la matérialisation de rêves en impressions 3D (Dance Me Deep, 2020), en passant par une performance avec un moine bouddhiste (Heavy Requiem, 2019), ses œuvres tissent de nouveaux récits, issus d’interactions humains-machines et de l’incarnation de données. Dans Co(AI)xistence (2017), elle met en scène une première rencontre entre deux formes de vies différentes : un danseur/acteur, Mirai Moriyama, et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka).
Grâce à un système d’apprentissage profond, l’IA apprend de l’humain, comme l’humain apprend de la machine, pour tenter de définir de nouvelles perspectives de coexistence. Une esquisse des possibilités du futur apparaît dans Soul Shift (2019) et Symbiotic Rituals (2019), lorsque différentes générations de robots commencent à se reconnaître. Leur apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination. Le Japon, que l’artiste a découvert en 2012 et où elle continue de se rendre régulièrement, a sensiblement marqué son travail. Au cours de ses multiples séjours, elle a exploré les connexions entre sa pratique des nouveaux médias et la philosophie japonaise ; en particulier le shintoïsme, qui confère un caractère sacré à la nature. Cette pensée animiste, encore vivace à l’époque des technologies connectées, affleure dans Exovisions (2017), une installation composée de pierres, de bois pétrifiés, d’argile prise dans la roche et d’une application de réalité augmentée. Depuis 2016, elle élabore sa série photographique La Naissance des Robots (2016-2020), dans la perspective anthropologique de l’évolution humaine, entre archéologie du futur et robotique androïde. Depuis 2011, elle montre son travail lors d’expositions personnelles en France, Corée du Sud, Japon, Canada, Colombie, Suède et Italie. Elle participe également à des expositions collectives : 7ème Biennale internationale d’Art Contemporain de Moscou, NRW Forum (Düsseldorf), National Museum of Singapore (Singapour), Moscow Museum of Modern Art (Moscou), Institut Itaú Cultural (São Paulo), Cinémathèque Québécoise (Montréal), Irish Museum of Modern Art (Dublin), Mori Art Museum (Tokyo), Barbican Center (Londres).