édition 2026
Découvrez ci-dessous les curateurs de cette édition 2026 !
Commissaire d’exposition spécialisée dans les cultures digitales et l’image en mouvement, elle coordonne des événements
majeurs comme les focus vidéo ou le cycle Novembre Numérique.
Son expertise réside dans la conception de projets
transdisciplinaires favorisant le dialogue entre innovation technologique et recherche artistique. Elle assure également la gestion stratégique de partenariats culturels internationaux pour valoriser les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Il dirige l’organisation d’ISEA 2023, événement majeur de la scène internationale des arts numériques avec 60 pays participants. Il anime le séminaire « Créativité numérique et nouveaux imaginaires » à Sciences-Po et à l’Institut Mines-Télécom. Il anime Les Rendez-vous du Futur : plus de 160 émissions dédiées aux enjeux de transformation autour d’experts, artistes, chercheurs, philosophes ou entrepreneurs.
Il fait partie des « 100 personnalités constituant la Relève » sélectionnées par Les Echos en 2016. Il a reçu le grand Prix 2018 du « Forum Changer d’Ère » à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Il est Chevalier des Arts et des Lettres.
Artiste plasticien art numérique, curateur et théoricien français, Il vit et travaille à Paris et Hong Kong. Il est aussi cofondateur en 1987 de Z-A, entreprise-laboratoire qui joua pendant 15 ans un rôle pionnier dans le domaine des nouveaux médias, de l’image de synthèse, de la réalité virtuelle et de la muséographie interactive.
Les travaux de Maurice Benayoun ont été largement récompensés dans les manifestations internationales et exposés dans les grands musées internationaux, ex. Centre Pompidou, Musée d’Art contemporain de Montréal, Kiasma (Helsinki), Museum of Moving Image et Eye Beam (NYC), eArts Shanghai, Ars Electronica Center, Linz (Autriche),etc. « Antares ».
Aux origines de synesthésie.com ou de Spamm.fr, Jean-Jacques Gay est directeur du festival accès)s( cultures électroniques (64).
Curateur, producteur, journaliste, membre de l’AICA et l’équipe CITU du Laboratoire Paragraphe/Paris 8. Réalisateur d’exposition, JJ Gay accompagne artistes et expositions qui interrogent les outils électro-numériques émergents et collabore ainsi avec divers institutions, fonds de dotation et publications françaises et internationales comme Artension, Optical Sound, le Fresnoy, l’ADAGP, eTopia, HKcityU.
Auteur de nombreux livres et articles portant notamment sur la culture, la littérature contemporaine et la théorie littéraire.
Fondateur de Fabula.org, il a été l’un des pionniers des Humanités Numériques en France. Il a porté plusieurs programmes de recherche consacrés à l’IA en art et en littérature et a été commissaire de deux expositions sur l’IA. Dernières publications : avec Guillemette Crozet, La littérature. Une infographie, CNRS Editions, 2022. Créativités artificielles, Les Presses du réel, 2023.
Vivre avec ChatGPT, L’Observatoire, 2023. Humanités numériques : le savoir et l’enseignement à l’heure de l’IA, Herman, 2026.
L’Intelligence artificielle : une histoire, CNRS Editions, 2026.
Membre de la SCAM et de l’AICA, Véronique Godé/Orevo est investie dans une analyse critique des cultures numériques depuis les années 90. Toujours à l’affut de pratiques artistiques prospectives aux interstices de l’art et des sciences, elle rejoint en 2014 l’équipe éditoriale de la revue en ligne ArtsHebdomedias.com, après avoir collaboré aux affaires culturelles d’Arte pendant 7 ans et au Research lab de Getty Image à Londres. Co-curatrice d’expositions en France et à l’étranger, elle intervient régulièrement en écoles d’art.
Curatrice, journaliste et sociologue du numérique, elle dirige l’Observatoire Social Media. Elle développe des projets curatoriaux à l’intersection de l’art, du numérique et de l’intelligence artificielle, en accompagnant des artistes émergents et pionniers de l’art numérique.
Son travail explore l’impact des technologies algorithmiques sur la création artistique, les formes narratives et la transmission du savoir, dans une approche critique, humaniste et incarnée. Elle est la conservatrice du Musée du sourire, premier musée virtuel au monde fondé en 1996.
Historienne de l’art, elle est en charge du département Afrique à l’IESA Arts & Culture. Elle consacre ses recherches à la valorisation des scènes du Sud.
Au-delà du commissariat d’expositions en France au sein des galeries musées, BNF Richelieu et À l’internationales (notamment aux Biennales de Dakar et Busan, Marrakech, Abidjan ), elle intervient comme consultante en ingénierie culturelle auprès de collectionneurs et d’institutions publiques.
Elle publie régulièrement des analyses critiques sur les enjeux postcoloniaux de la création contemporaine, tout en participant activement à des jurys de diplomation pour soutenir la jeune garde artistique
Formé à l’University of the Arts London à LCC et Central Saint Martins qui aime à trouver des passerelles entre les différents champs de l’art, en passant par les sciences, la gastronomie et l’artisanat.
Après avoir fait ses premières armes dans la réalisation de fiction et de documentaires, il s’engage aux côtés des artistes et rejoint l’équipe de programmation artistique de Jean de Loisy au Palais de Tokyo de 2011 à 2015, où il organise nombre de performances, festivals, concerts et installations.
Il intervient régulièrement en tant que commissaire d’exposition pour plus d’une trentaine d’expositions (POUSH, Monnaie de Paris, 19M, Nuit Blanche, Art Paris, Pavillon Vendôme, Art Genève). Il est par ailleurs directeur artistique pour Manifesto.
Curateur d’art disruptif pour les entreprises. Après une carrière dans la finance dans l’industrie du divertissement (audit,CFO,CEO), s’est transformé en entrepreneur dans l’art contemporain pour les entreprises ou projets privés. Fondateur de rentingART en 2004.
Fondateur d’Art Beach en 2011. Président de « The Funding Art Society » en 2016, une fondation dédiée aux innovations en art numérique. Curateur de plus de 700 expositions dans le monde avec plus de 250 artistes au cours des 15 dernières années. Co- fondateur du festival C.A.P.S, festival d’art urbain basé à Clichy – Grand Paris depuis 2021
Maria Grazia Mattei, journaliste, critique d’art et évangéliste numérique, étudie la culture numérique depuis 1982. En 1995, elle fonde Mattei Digital Communication, un centre de recherche sur les nouveaux médias.
En 2005, elle lance Meet the Media Guru (MtMG), une plateforme pour promouvoir l’innovation numérique. MtMG a invité plus de 100 leaders d’opinion en Italie, dont Zygmunt Bauman, Edgar Morin, Manuel Castells et bien d’autres. En 2018, avec le soutien de la Fondazione Cariplo, elle crée MEET, le premier centre italien de culture numérique.
MEET organise des rencontres, des expositions et des ateliers avec une perspective humaniste sur l’innovation numérique. En automne 2019, MEET ouvre son bâtiment au coeur de Milan.
ORLAN pratique aussi bien la sculpture, la peinture, la photographie, la vidéo, ainsi que les installations, les performances, les biotechnologies et l’art corporel pour s’exprimer.
Féministe dans l’âme, ORLAN mène depuis les années 60 un combat contre la violence faite au corps des femmes et les stéréotypes dans lesquels la société les confine. De 1990 à 1993, l’artiste va plus loin dans la provocation, son corps devient un véritable support d’expérimentation et d’expression artistique.
Reconnue pour sa contribution à l’Art Contemporain et au Féminisme. Elle reçoit le grand prix de l’e-Réputation 2013, organisé par Alexia Guggémos catégorie arts plastiques, qui récompense les personnalités les plus populaires sur internet avant Le Grand Prix International de l’Excellence Féminine en 2017
Ses recherches explorent l’impact de la technologie sur la culture contemporaine, avec un focus sur l’intimité et l’amour à l’ère du numérique. Elle a notamment conçu les expositions Data Dating, The Museum of Dating et Artificial Intimacies.
Son dernier livre, Le brouteur galant (Éditions UV, 2024), explore les arnaques sentimentales en ligne en Côte d’Ivoire. Elle a également cofondé SALOON Paris, antenne parisienne du SALOON Network, un réseau inclusif de professionnelles de l’art actif dans plusieurs villes à travers le monde.l
Curatrice et coordinatrice des résidences artistiques à la Fondation Fiminco.
Titulaire d’un Master en Philosophie et Histoire de l’Art et d’un Master en Études Curatoriales, elle a notamment co-curaté l’exposition Coller l’oreille aux colimaçons avec le collectif Phèmes, au FRAC Île-de-France à Romainville.
Elle y conçoit des expositions et accompagne la production d’œuvres d’artistes majeurs de la scène contemporaine et internationale. Son travail contribue activement à la diffusion des productions du Fresnoy, avec environ 400 œuvres présentées chaque année en France et à l’étranger.
Le Fresnoy collabore régulièrement avec de grandes institutions culturelles telles que le Louvre-Lens, TBA21, la Collection Pinault et le Centre Pompidou. Elle est membre du comité d’acquisition du Frac Picardie depuis 2022.
Il dirige le Centre des arts d’Enghien-les-Bains, scène de référence internationale pour les écritures numériques et les arts hybrides. Fondateur de la biennale internationale Les Bains Numériques et membre fondateur du PIDS ENGHIEN.
Il a été l’artisan majeur de la désignation de sa ville comme Ville créative de l’UNESCO dans la catégorie Arts numériques. Sa politique culturelle favorise la transversalité entre artistes, chercheurs et entreprises pour interroger les mutations sociétales induites par la technologie. Également auteur et réalisateur, il pilote de nombreux projets de coopération internationale, notamment avec l’Asie et les Caraïbes.
Enseignant en art vidéo et cinéma aux Facultés de Ben M’sik et d’Ain Chok, scénariste et critique, il joue un rôle central dans la diffusion des arts numériques au Maroc.
Fondateur du Festival International d’Art Vidéo de Casablanca et de Morocco Numerica, il est également réalisateur et commissaire d’exposition. Son engagement s’étend à l’international à travers de nombreux workshops et collaborations artistiques.
Directeur artistique de VIDEOFORMES, festival international des arts hybrides et numériques, commissaire indépendant, directeur artistique, producteur d’art vidéo et numérique, vidéaste.
Eva L’Hoest (Liège, 1991, Belgique – vit et travaille à Bruxelles ) explore les façons dont toutes les natures d’images mentales, en particulier le souvenir et la réminiscence, trouvent à se re–matérialiser dans une forme technologique. Elle poursuit avant tout l’exploration de la mémoire et de son infime et étrange réalité subsistante. Pièces après pièces, l’artiste s’approprie les technologies de son contemporain pour révéler à la fois leur nature de prothèses d’appréhension du monde et leur potentiel en tant que médium artistique.
Son travail a été récemment présenté à la quinzième Biennale de Lyon, Lyon (France) curaté par le Palais de Tokyo, la Triennale Okayama Art Summit 2019 “IF THE SNAKE” curaté par Pierre Huyghe, Okayama (Japon), « Suspended time, Extended space » Casino Luxembourg (Benelux), « Fluo Noir » (BIP2018, Liege, BE), « WHSS » (Melange, Koln, DE), Mémoires (ADGY Culture Development Co. LtD., Bejing, CH), Trouble Water (Szczecin Museum, Szczecin, PL), « Now Belgium Now» (LLS358, Antwerp, BE), « Chimera : Marcel Berlanger, Djos Janssens et Eva L’Hoest» (Meetfactory, Prague, CZ), « Marres currents #3:Sighseeing » (Maastricht, NL).
Ses films ont été programmés récemment sous la forme d’une performance à la dernière édition du IFFR à Rotterdam, ImagesPassage à Annecy, le MACRo Museum à Rome, les Rencontres Internationales Paris–Berlin en 2018 ainsi que le Visite Film Festival à Anvers.
Mélodie Mousset (*1981, Abu Dhabi, vit à Zurich) utilise son propre corps pour cartographier, indexer et narrer un « soi » qui semble en métamorphose permanente, lui échappant dès qu’elle cherche à en prendre possession. Elle s’intéresse aux processus d’individuation biologiques, techniques, culturels, individuels et collectifs qui forment le corps. Ces questions anthropologiques et philosophiques prennent forme dans des vidéos, sculptures, installations, performances ou de la réalité virtuelle.
Dans le film Intra Aura Mélodie Mousset entreprend une recherche intense et de longue durée pour approfondir cet intérêt pour le corps, son intériorité phsychique et organique. Elle s’approprie des technologies de visualisation médicales (IRM, impression 3D), les met en rapport avec des rites chamaniques des « curanderos » Mazatèques qu’elle rencontre au cours d’un voyage au Mexique et les combine avec un travail plastique et filmographique.
Avec HanaHana, Mélodie Mousset prolonge cet intérêt pour une narration onirique, une curiosité pour la perméabilité des limites corporelles et un détournement artistique des technologies de pointe. En empruntant la forme du jeu interactif et collaboratif, cette œuvre de réalité virtuelle constitue un environnement fantastique immersif. Chacun.e peut générer des formes et laisser des traces de son passage dans ce désert habité par des sculptures archaïques où fleurissent des mains humaines de toutes tailles et couleurs. Les joueuses et joueurs peuvent se téléporter et multiplier leurs corps à l’extérieur d’eux mêmes et, en version connectée, interagir avec des joueurs qui se trouvent à d’autres endroits. L’espace d’exposition devient ainsi un espace partagé, à la frontière de l’intime et du public, virtuel tout autant que réel.
La combinaison de la musique envoûtante avec l’audio interactif, généré en temps réel par les activités et gestes des joueuses et des joueurs, est également une composante essentielle de cet environnement multi-sensoriel. Dernièrement, Mélodie Mousset fouille particulièrement l’aspect interactif et musical de la réalité virtuelle et cherche à développer un nouveau langage de programmation et d’expérience musicale.
La pratique de Mélodie Mousset s’inscrit profondément dans l’expérience d’un monde contemporain déroutant, défini par ce contraste entre le numérique et le corporel. Avec ses œuvres nous sommes amenés à nous questionner comment se positionnent, dans cet environnement de plus en plus dirigé par les technologies numériques, les corps humains physiques, réels, opaques, vivants, remplis d’organes, porteurs d’une intériorité mentale et psychique, avec des recoins riches d’imagination. Comme le dit l’écrivain et vidéaste américaine Chris Kraus : « Mousset’s associative process is so rich. She fully believes in her own imagination and the logical or alogical digressions that shape an inner life. » (424 mots)
– Claire Hoffmann
Justine Emard (née en 1987) explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.En associant les différents médiums de l’image – photographie, vidéo, réalité virtuelle et performance -, elle situe son travail dans un flux entre la robotique, les neurosciences, la vie organique et
l’intelligence artificielle.
De la création d’un dialogue entre un robot androïde et une psychologue (Erika, film de recherche,2016), à la matérialisation de rêves en impressions 3D (Dance Me Deep, 2020), en passant par une performance avec un moine bouddhiste (Heavy Requiem, 2019), ses œuvres tissent de nouveaux récits, issus d’interactions humains-machines et de l’incarnation de données. Dans Co(AI)xistence (2017), elle met en scène une première rencontre entre deux formes de vies différentes : un danseur/acteur, Mirai Moriyama, et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka).
Grâce à un système d’apprentissage profond, l’IA apprend de l’humain, comme l’humain apprend de la machine, pour tenter de définir de nouvelles perspectives de coexistence. Une esquisse des possibilités du futur apparaît dans Soul Shift (2019) et Symbiotic Rituals (2019), lorsque différentes générations de robots commencent à se reconnaître. Leur apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination. Le Japon, que l’artiste a découvert en 2012 et où elle continue de se rendre régulièrement, a sensiblement marqué son travail. Au cours de ses multiples séjours, elle a exploré les connexions entre sa pratique des nouveaux médias et la philosophie japonaise ; en particulier le shintoïsme, qui confère un caractère sacré à la nature. Cette pensée animiste, encore vivace à l’époque des technologies connectées, affleure dans Exovisions (2017), une installation composée de pierres, de bois pétrifiés, d’argile prise dans la roche et d’une application de réalité augmentée. Depuis 2016, elle élabore sa série photographique La Naissance des Robots (2016-2020), dans la perspective anthropologique de l’évolution humaine, entre archéologie du futur et robotique androïde. Depuis 2011, elle montre son travail lors d’expositions personnelles en France, Corée du Sud, Japon, Canada, Colombie, Suède et Italie. Elle participe également à des expositions collectives : 7ème Biennale internationale d’Art Contemporain de Moscou, NRW Forum (Düsseldorf), National Museum of Singapore (Singapour), Moscow Museum of Modern Art (Moscou), Institut Itaú Cultural (São Paulo), Cinémathèque Québécoise (Montréal), Irish Museum of Modern Art (Dublin), Mori Art Museum (Tokyo), Barbican Center (Londres).