édition 2026
Découvrez ci-dessous les jury nouveaux médias de cette édition 2026 !
Artiste conceptuel qui vit et travaille entre Paris et New York. Artiste- observateur aux Nations Unies, chercheur à la Sorbonne et président d’Ouest-Lumière, il s’est approprié, au début des années 1990, un réseau symbolique et une infrastructure industrielle en réutilisant des matériaux de l’ancienne compagnie d’électricité Ouest-Lumière. Son œuvre explore les liens entre l’énergie, les réseaux et l’éthique.
Ses projets, en tant qu’artiste, expérimentent la redistribution de l’énergie artistique entre l’artiste et le public, donnant souvent naissance à des œuvres participatives et ancrées dans la communauté. Artiste en résidence à la Maison Française de l’Université de New York et curateur permanent de Sorbonne Artgallery. Il est également professeur des universités à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il encadre des doctorants en arts/politique/société (EAS) et dirige le Master in Arts & Vision (MAVI).
Historienne de l’art, elle s’intéresse aux croisements entre les arts, aux circulations culturelles entre Europe, Etats- Unis et ex-URSS ainsi qu’aux entrelacements entre humains et non-humains. Elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions : Golem ! Avatars d’une légende d’argile (MAHJ, Paris, 2017) ; L’Oeil extatique. Eisenstein, cinéaste à la croisée des arts (Centre Pompidou-Metz, 2019) ; Mirabil-IA. Quand l’IA métamorphose la création (Centre des Arts, Enghien-les-Bains, 2024) ; Le Monde selon l’IA (Jeu de Paume, Paris, 2025).
Artiste français pionnier des arts numériques, Yacine Aït Kaci crée depuis plus de 25 ans des œuvres, expériences et récits immersifs qui mobilisent les technologies pour dessiner une vision du futur / Yacine Aït Kaci est un artiste et directeur artistique français, internationalement primé.
Cofondateur du collectif pionnier Electronic Shadow, il est à l’origine du vidéo-mapping et a signé des spectacles et expériences immersives dans le monde entier. Il est également le créateur d’ELYX, personnage fictif s’insérant dans les réalités et dont l’engagement diplomatique a donné naissance à une fondation éponyme. À l’ère de l’IA et de la post-vérité, il bâtit ARCHIPEL : une métaphore-monde, immersive et évolutive, qui relie récits locaux et modèles de protection des écosystèmes.
Historienne de l’art, elle a été successivement conservateure à la Fondation Cartier et à la Collection Lambert, musée d’art contemporain d‘Avignon, puis directrice du MIAM. Attentive à la création émergente, elle est à l’initiative de nombreux projets artistiques transversaux en France et à l’étranger, visant à promouvoir les nouveaux périmètres artistiques.
Elle a été distinguée parmi les « 100 femmes de culture » pour son engagement à faire progresser l’égalité et la diversité dans la culture et son action en direction des publics les plus éloignés du champ culturel. Depuis 2017, directrice du Grenier à sel à Avignon qui explore les pratiques artistiques collaboratives, reposant sur la forte perméabilité entre création artistique, sciences et technologies numériques
Elle onjugue depuis plus de 30 ans engagement intellectuel, écoute active et passion pour l’art contemporain.
Co‑fondatrice du prix Art [ ] Collector qui vient de présenter sa 20ème édition, elle œuvre avec constance à promouvoir la scène française des arts plastiques et à faire dialoguer artistes, collectionneur·ses et institutions.
Elle développe une pratique plastique hybridant pigment et pixel. Dès 2015, elle mène une recherche interdisciplinaire intégrant réalité augmentée, IA, QR code et mapping, aboutissant à la théorisation de la peinture augmentée (augmentisme).
Ce courant, lancé en 2019 avec un manifeste et un collectif d’artistes en constante expansion, interroge les mutations des processus créatifs, et de l’avenir du vivant. Forte d’un parcours en journalisme, curation et recherche, ABK conçoit son œuvre comme un laboratoire où art et science fusionnent à l’ère du post-digital.
que fondateur et rédacteur en chef de Right Click Save, il s’attache à développer des approches critiques et inclusives des technologies émergentes. Il est par ailleurs chercheur invité au département d’informatique de Goldsmiths (Université de Londres). Contributeur pour diverses publications, allant d’Artforum au Financial Times, il est l’auteur principal de la première théorisation de l’esthétique du crypto-art. Son ouvrage collectif, Right Click Save: The New Digital Art Community, est paru aux éditions Vetro. En 2025, il a figuré au classement « Top 100 » de Monopol, qui distingue les personnalités les plus influentes du monde de l’art.
Depuis 2018, elle dirige le Pôle PIXEL, lieu de 32000m², dédié à l’accompagnement des structures et professionnels du Cinéma et de l’Image en mouvement (audiovisuel, jeu vidéo, création immersive et en environnement numérique).
Elle intervient régulièrement à l’IEP de Grenoble, et à l’université Lyon 2, ainsi qu’en qualité d’expert, auprès d’entreprises, de collectivités et de structures culturelles dans leur réflexion autour des enjeux des transitions numériques au sein des politiques publiques. De 2012 à 2018 elle a dirigé le Shadok, tiers-lieu de découverte, d’expérimentation et de partage autour des cultures numériques, porté par l’Eurométropole de Strasbourg qui a ouvert ses portes en 2015.
Diplômée en arts plastiques et sciences de l’art ainsi qu’en sciences du jeu, elle a exercé au Musée Français de la Carte à Jouer et au musée du quai Branly. Elle a dirigé la Nunc Gallery Paris (2012–2014), y organisant plus de 50 événements et assurant plusieurs commissariats d’expositions et de festivals.
Parallèlement, elle est présidente de l’association Doggy Art Bag dédiée à la promotion de l’art contemporain. Intervenante dans l’enseignement supérieur, elle a enseigné la communication culturelle et la gestion de projets artistiques. Auteur et journaliste, elle est rédactrice en chef d’It Art Bag et a collaboré à de nombreux médias spécialisés.
Elle se consacre à l’art numérique et aux interactions entre art, technologie et sciences, avec des espaces à Paris et Tel Aviv. Figure active du milieu, elle siège aux comités du Festival Nemo et de SIGGRAPH Paris, et a reçu le Prix Samuel de Champlain.
Son expertise l’amène à collaborer avec de grandes institutions (Centre Pompidou, ZKM) et à intervenir lors de conférences internationales.
Curateur, gestionnaire culturelle et chercheuse d’art qui vit à Bucarest. Elle est membre AICA depuis 2021 et a été élue vice-présidente AICA International en décembre 2025. Dans les 19 dernières années, elle a participé aux conférences sur l’art les plus importantes parmi celles organisées en Europe, en y présentant des articles sur l’art communiste, les guerres culturelles et sur les œuvres d’art contemporain.
Elle collabore aussi avec des nombreuses galleries d’art, publications sur l’art et musées principalement d’Europe, mais aussi dans les Ameriques. Sa thèse de doctorat a porté sur l’héritage artistique de la période communiste en Roumanie. Mihaela Ion se considère comme avoir eu la grande chance de recevoir la bourse pour gestionnaire culturelle à Londres, chez body>data>space, et la bourse pour le programme Courants du Monde à Paris, Sélestat, Strasbourg et Nancy, accordée par le Ministère français de la Culture.
Forte de 26 ans d’expérience dans la production audiovisuelle et la fiction, elle pilote aujourd’hui, pour France Télévisions, le développement de formats immersifs et interactifs avec une stratégie de distribution multi-formats.
En explorant les narrations immersives, elle œuvre à l’agrandissement des imaginaires et à l’émergence de nouveaux récits. Son approche conjugue l’exigence éditoriale du service public et les technologies émergentes pour renouveler l’expérience spectateur et utilisateur, à travers des coproductions haut de gamme, largement reconnues à l’international, dont deux Lions à la Mostra.
Cofondateur des Éditions Volumiques, un laboratoire voué à l’invention de livres et jeux hybrides réconciliant le papier et l’écran. Enseignant à l’ENSCI-Les Ateliers, il explore depuis les années 90 les nouvelles formes de narration et d’interaction tangible.
Son travail, axé sur l’innovation ludique et éditoriale, repousse les frontières du livre physique en y intégrant des technologies numériques. Il consacre actuellement une part importante de ses recherches à l’impact de l’intelligence artificielle générative sur les processus de création.
Elle décrypte au quotidien les nominations institutionnelles, les stratégies muséales et les tendances de la création contemporaine.
Elle coordonne une équipe de spécialistes pour offrir une analyse pointue de l’actualité artistique nationale et internationale. Son expertise l’amène régulièrement à modérer des conférences sur les enjeux économiques et structurels du monde de l’art.
Depuis plus de dix ans, Linda Rolland, alias Kalon Glaz, crée des œuvres en Nouvelles Technologies AI, mêlant NFT, 3D, dispositifs interactifs et environnements numériques.
Engagée pour la visibilité des artistes en Nouveaux Médias, notamment ceux reconnus à l’international mais encore trop peu mis en lumière en France, elle œuvre à créer des passerelles entre scènes artistiques, institutions, médias et publics. C’est dans cet esprit qu’elle a rejoint l’OPLINE PRIZE International, qu’elle suit depuis 2018, année où elle représentait l’artiste Pia Myrvold, nominée par Julio Le Parc.
Fondatrice et PDG de Metahaus @meta_haus. Curatrice d’expositions spécialisée en abstraction géométrique et art cinétique.
Chevalier des arts et des lettres. Collectionneuse et mécène, elle réunit plus de 27 artistes autour de chaque exposition qu’elle organise sous l’égide de Metahaus.
Artiste numérique, ses œuvres ont été présentées dans divers pays européens, ainsi qu’au Japon, à Taïwan, en Corée du Sud, au Brésil, aux États-Unis et au Canada., Il est le fondateur de deux événements majeurs à Montréal : le Festival ELEKTRA, créé en 1999, consacré à la performance et la Biennale internationale d’art numérique, initiée en 2012.
Sa dernière exposition ILLUSION fut présentée à Arsenal art contemporain Montréal lors de la 7e Biennale Elektra en 2024.
Co-directeur de CHRONIQUES, désigné pôle ressource de la création en environnement numérique par le Ministère de la Culture, Chroniques se distingue par son engagement depuis près de 30 ans dans la création artistique contemporaine à l’ère numérique.
En tant que directeur artistique de la Biennale des Imaginaires Numériques ou commissaire, Mathieu Vabre élabore une programmation pluridisciplinaire, mêlant installations en espace public, expositions, spectacles, performances et rencontres et collaboré à de nombreuses expositions internationales.
Eva L’Hoest (Liège, 1991, Belgique – vit et travaille à Bruxelles ) explore les façons dont toutes les natures d’images mentales, en particulier le souvenir et la réminiscence, trouvent à se re–matérialiser dans une forme technologique. Elle poursuit avant tout l’exploration de la mémoire et de son infime et étrange réalité subsistante. Pièces après pièces, l’artiste s’approprie les technologies de son contemporain pour révéler à la fois leur nature de prothèses d’appréhension du monde et leur potentiel en tant que médium artistique.
Son travail a été récemment présenté à la quinzième Biennale de Lyon, Lyon (France) curaté par le Palais de Tokyo, la Triennale Okayama Art Summit 2019 “IF THE SNAKE” curaté par Pierre Huyghe, Okayama (Japon), « Suspended time, Extended space » Casino Luxembourg (Benelux), « Fluo Noir » (BIP2018, Liege, BE), « WHSS » (Melange, Koln, DE), Mémoires (ADGY Culture Development Co. LtD., Bejing, CH), Trouble Water (Szczecin Museum, Szczecin, PL), « Now Belgium Now» (LLS358, Antwerp, BE), « Chimera : Marcel Berlanger, Djos Janssens et Eva L’Hoest» (Meetfactory, Prague, CZ), « Marres currents #3:Sighseeing » (Maastricht, NL).
Ses films ont été programmés récemment sous la forme d’une performance à la dernière édition du IFFR à Rotterdam, ImagesPassage à Annecy, le MACRo Museum à Rome, les Rencontres Internationales Paris–Berlin en 2018 ainsi que le Visite Film Festival à Anvers.
Mélodie Mousset (*1981, Abu Dhabi, vit à Zurich) utilise son propre corps pour cartographier, indexer et narrer un « soi » qui semble en métamorphose permanente, lui échappant dès qu’elle cherche à en prendre possession. Elle s’intéresse aux processus d’individuation biologiques, techniques, culturels, individuels et collectifs qui forment le corps. Ces questions anthropologiques et philosophiques prennent forme dans des vidéos, sculptures, installations, performances ou de la réalité virtuelle.
Dans le film Intra Aura Mélodie Mousset entreprend une recherche intense et de longue durée pour approfondir cet intérêt pour le corps, son intériorité phsychique et organique. Elle s’approprie des technologies de visualisation médicales (IRM, impression 3D), les met en rapport avec des rites chamaniques des « curanderos » Mazatèques qu’elle rencontre au cours d’un voyage au Mexique et les combine avec un travail plastique et filmographique.
Avec HanaHana, Mélodie Mousset prolonge cet intérêt pour une narration onirique, une curiosité pour la perméabilité des limites corporelles et un détournement artistique des technologies de pointe. En empruntant la forme du jeu interactif et collaboratif, cette œuvre de réalité virtuelle constitue un environnement fantastique immersif. Chacun.e peut générer des formes et laisser des traces de son passage dans ce désert habité par des sculptures archaïques où fleurissent des mains humaines de toutes tailles et couleurs. Les joueuses et joueurs peuvent se téléporter et multiplier leurs corps à l’extérieur d’eux mêmes et, en version connectée, interagir avec des joueurs qui se trouvent à d’autres endroits. L’espace d’exposition devient ainsi un espace partagé, à la frontière de l’intime et du public, virtuel tout autant que réel.
La combinaison de la musique envoûtante avec l’audio interactif, généré en temps réel par les activités et gestes des joueuses et des joueurs, est également une composante essentielle de cet environnement multi-sensoriel. Dernièrement, Mélodie Mousset fouille particulièrement l’aspect interactif et musical de la réalité virtuelle et cherche à développer un nouveau langage de programmation et d’expérience musicale.
La pratique de Mélodie Mousset s’inscrit profondément dans l’expérience d’un monde contemporain déroutant, défini par ce contraste entre le numérique et le corporel. Avec ses œuvres nous sommes amenés à nous questionner comment se positionnent, dans cet environnement de plus en plus dirigé par les technologies numériques, les corps humains physiques, réels, opaques, vivants, remplis d’organes, porteurs d’une intériorité mentale et psychique, avec des recoins riches d’imagination. Comme le dit l’écrivain et vidéaste américaine Chris Kraus : « Mousset’s associative process is so rich. She fully believes in her own imagination and the logical or alogical digressions that shape an inner life. » (424 mots)
– Claire Hoffmann
Justine Emard (née en 1987) explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.En associant les différents médiums de l’image – photographie, vidéo, réalité virtuelle et performance -, elle situe son travail dans un flux entre la robotique, les neurosciences, la vie organique et
l’intelligence artificielle.
De la création d’un dialogue entre un robot androïde et une psychologue (Erika, film de recherche,2016), à la matérialisation de rêves en impressions 3D (Dance Me Deep, 2020), en passant par une performance avec un moine bouddhiste (Heavy Requiem, 2019), ses œuvres tissent de nouveaux récits, issus d’interactions humains-machines et de l’incarnation de données. Dans Co(AI)xistence (2017), elle met en scène une première rencontre entre deux formes de vies différentes : un danseur/acteur, Mirai Moriyama, et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka).
Grâce à un système d’apprentissage profond, l’IA apprend de l’humain, comme l’humain apprend de la machine, pour tenter de définir de nouvelles perspectives de coexistence. Une esquisse des possibilités du futur apparaît dans Soul Shift (2019) et Symbiotic Rituals (2019), lorsque différentes générations de robots commencent à se reconnaître. Leur apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination. Le Japon, que l’artiste a découvert en 2012 et où elle continue de se rendre régulièrement, a sensiblement marqué son travail. Au cours de ses multiples séjours, elle a exploré les connexions entre sa pratique des nouveaux médias et la philosophie japonaise ; en particulier le shintoïsme, qui confère un caractère sacré à la nature. Cette pensée animiste, encore vivace à l’époque des technologies connectées, affleure dans Exovisions (2017), une installation composée de pierres, de bois pétrifiés, d’argile prise dans la roche et d’une application de réalité augmentée. Depuis 2016, elle élabore sa série photographique La Naissance des Robots (2016-2020), dans la perspective anthropologique de l’évolution humaine, entre archéologie du futur et robotique androïde. Depuis 2011, elle montre son travail lors d’expositions personnelles en France, Corée du Sud, Japon, Canada, Colombie, Suède et Italie. Elle participe également à des expositions collectives : 7ème Biennale internationale d’Art Contemporain de Moscou, NRW Forum (Düsseldorf), National Museum of Singapore (Singapour), Moscow Museum of Modern Art (Moscou), Institut Itaú Cultural (São Paulo), Cinémathèque Québécoise (Montréal), Irish Museum of Modern Art (Dublin), Mori Art Museum (Tokyo), Barbican Center (Londres).